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UniversitE d'EtE 2010

La danse, une manière d'être
L'oeuvre, chemin de l'être danseur

Du 4 au 12 août 2010
à l'Espace Karin Waehner, Castillon de Castets (33)

Après le travail sur L'oiseau qui n'existe pas, l'université d'été se penche sur la pièce de Karin Waehner Les Marches, créée en 1980.
Individuellement, en petit groupe et tous ensemble, les participants développeront un travail de création autour de la pièce de Karin Waehner Les Marches, chorégraphiée par Karin Waehner en 1980. Bruno Genty, Jean Masse et Jacques Garros proposeront chacun une approche des matières de la pièce. Elena Bertuzzi, notatrice, fera une initiation à l'écriture du mouvement selon le système Laban. François Bintner assurera l'accompagnement musical du stage. Tout au long de la semaine, les stagiaires exploreront et chercheront dans la matière proposée leur propre expression. Le travail ainsi réalisé sera montré au public lors d'une soirée en fin de stage.
Ce stage propose une pédagogie convenant aux débutants, aux amateurs et aux professionnels avec différents ateliers : travail corporel, exploration du mouvement, recherche et écriture chorégraphiques, inititation à la notation Laban (écriture du mouvement), rencontre.

Voir le programme
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Stage d'ete "danse et video" 2009

Du 11 au 19 juillet 2009
à l'Espace Karin Waehner (33)

Ce stage est co-organisé avec le Centre Lafaurie Monbadon et Co/média.
Retrouvez toutes les informations sur le stage sur le site du Centre lafaurie Monbadon à la rubrique stage d'été.


UniversitE d'EtE 2008

La danse, une manière d'être
L'être humain, matière de recréation

Du 3 au 14 août 2008
à l'Espace Karin Waehner (33)

Proposer de nouveau une université d'été, c'est faire état d'une permanence dans ce courant continu du mouvement de la danse. Nous sommes les passeurs de ce que nous avons la responsabilité de transmettre et laisser une trace de ceux qui nous ont précédé. Ils ont été les révélateurs de nos potentiels et nous tentons aujourd'hui de maintenir le cap en poursuivant le chemin ouvert au siècle précédent.

Pour cette édition 2008, l'Université d'été "Les Cahiers de l'oiseau" s'est consacrée au solo de Karin Waehner L'Oiseau qui n'existe pas, créé en 1963.

La compagnie a organisé la transmission du solo à trois danseurs... Pour en savoir un peu plus, rendez-vous dans la rubrique Créations.

Des stages de pratique et de création chorégraphiques autour de ce solo ont été suivi par une trentaine de personnes (danseurs professionnels et amateurs, professeurs...).
Des temps d'échanges et de rencontres entre participants, intervenants et artistes ont été autant d'occasions de questionner, interpeller et comprendre les enjeux de la transmission et de la (re)création.
En savoir +...

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UniversitE d'EtE 2006

La danse, une manière d'être
L'être humain, matière de la création

Du 8 au 16 juillet 2006
à l'Espace Karin Waehner (33)


Replonger dans l'expérience de l'humain comme matière de la création, dans l'aventure du mouvement comme devenir, dans l'élan de la danse comme expression de la vie, tel était le dessein de cette première université d'été.
Karin Waehner, personnalité marquante de la danse moderne et pionnière en France de l'inscription de la danse contemporaine, était de ces danseurs-chorégraphes pour qui la danse est une manière d'être. Son enseignement mêlait exigence technique et créativité. Son engagement a toujours été de révéler les gens à eux-mêmes à travers l'expérience intense du mouvement, et de rendre visible par la chorégraphie sa conception du monde et sa relation étroite au courant de la vie.
En ce sens elle a toujours privilégié un contact fort avec les personnes qui venaient travailler avec elle. Partant de la matière brute et souvent gauche de chaque personnalité, elle développait avec eux une matière plus sensible, plus élaborée.
Elle leur permettait d'entrer dans la magie de la création à travers l'improvisation et la composition.
Réunis pour cette université d'été, quelques passeurs de cette pédagogie ont pu témoigner de l'actualité et de la pertinence de ce questionnement dans la transmission et la création contemporaine.
Trois séquences pratiques se sont succédées, avec la présence de pédagogues qui ont dansé ou enseigné aux côtés de Karin Waehner. Ils ont été rejoints pour des tables rondes par des directeurs de structure culturelle, des psychomotriciens, des enseignants.
Une soirée de spectacles a clôturé la manifestation, présentant des créations contemporaines interprétées par des artistes qui ont connu Karin Waehner et son enseignement.

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30 ANS DE LA COMPAGNIE EPIPHANE
et du CENTRE LAFAURIE MONBADON

Le pari de la durée a fait émerger ce que Susan Buirge, qui présidait la manifestation, nomme « le mouvement de Bordeaux ».
Il est rassurant de constater, après ces années de travail en profondeur, que l’orientation artistique d’une approche corporelle confirme des intuitions et affirme des personnalités.
Le thème « le 21ème siècle sera corporel ou ne sera pas » plus qu’une boutade souhaitait revendiquer l’implication consciente et entière de l’Homme dans le choix de sa vie, du monde dans lequel il est engagé et de sa responsabilité dans l’équilibre universel.
Aussi les ateliers, les formes dansées, parlées ou chantées se sont accordés sur l’acte et la notion de « transmettre ».

Le mardi l’échange entre Susan Buirge, Jacques Garros et Jean Masse a été riche en rebondissements, en souvenirs questionnant le présent et en perspectives d’avenir. Il s’est avéré nécessaire de dire et redire que, si la technique est importante, elle doit être sans cesse nourrie par l’intention et la dimension artistiques. L’artiste est ainsi conduit à organiser ses choix.

La journée du mercredi s’est déroulée sous l’impulsion d’Hélène Trocmé-Fabre et a permis de développer diverses approches de « transmettre », de se questionner et d’entendre des approches développées par des chercheurs pour répondre aux attentes de chacun.

Le jeudi, ouvert à Bernardo Montet, directeur du CCN de Tours et à trois de ses danseurs, a permis d’aborder l’univers d’un artiste à travers ce qu’il donne à voir, sur ce qu’il transmet et sur l’orientation de sa pensée. Les échanges ont été très chaleureux.

Ce qu’il faut dire avec insistance, c’est la disponibilité du lieu, le TNT, qui permet des échanges et un fonctionnement très riches. Au bout d’un certain temps l’espace du TNT est devenu malléable et a rendu possible diverses manières de s’investir et de partager. Ainsi la compagnie Epiphane a pu décliner « sur la route » dans ses variations géographiques et géométriques, ce qui a permis une expression nouvelle et une participation active des spectateurs.

Le vendredi a vu une explosion de propositions musicales, plastiques terre, peinture, chants, voix, exploration de l’espace en traitant le point de vue. Ces diverses propositions ont permis à chacun d’accéder à la matière travaillée et aussi de recevoir des actes dansés, chantés, joués, partagés. La multiplicité des ateliers rendait visible l’impact et la mise en évidence d’une personne au travers de son engagement corporel dans la discipline à laquelle il s’est astreint.

Le samedi était centré sur « les troyennes » d’Euripide, pièce choisie pour son interaction avec l’actualité : la mise en danger des populations, l’exil, l’angoisse de l’avenir…… Sous forme de répétitions publiques et de spectacle itinérant, cette tragédie a été l’occasion d’investir le TNT dans tous ses aspects et de conduire les spectateurs dans une démarche active. Avant le spectacle un débat s’est déroulé sur le thème « expression-amateurs-professionnels : suffit-il d’être professionnel pour être artiste ? » L’échange a été très animé et rempli d’idées nouvelles et de questions de fond.

Le dimanche a permis de poser des perspectives au travers des différentes questions qui se sont posées tout au long de la semaine : pas de réponses définitives, mais surtout des ouvertures vers de nouveaux horizons, une matière à approfondir.

Cette semaine de rencontres, d’échanges s’est conclue par un repas émaillé de chansons, de musiques, de textes. Chacun des participants heureux de se croiser et de partager envisageait de pouvoir donner une suite à une telle manifestation.

Il faut signaler que la mise en forme de cette semaine a été soutenue par la ville de Bordeaux, la commune de Castillon de Castets, l’aide de l’IDDAC, la participation du Conseil Général et la mise à disposition du lieu par le T.N.T. La Compagnie Epiphane est également soutenue par le Conseil Régional. Nous remercions pour leur collaboration technique Françoise Libier et Philippe Libier.

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FORUM DE DANSE EN DANSES
TRANSMETTRE, DE L'EMPREINTE A LA TRACE

Collectif d'associations professionnelles et amateurs (associations Dansité, Transverses, Lafaurie Monbadon, Ateliers du Cami Salié, Comité Départemental de Danse de Gironde, Atelier Musique et Voix, l'Alternative, Les Ateliers de la Manutention)
et d'artistes chorégraphiques d'Aquitaine (Richard Cayre, Léa Cornetti, Isabelle Lasserre, Claude Magne, Jean Masse, Sylvain Meret, Florence Peyramont, Norbert Senou, Mari Siles, Jacky Taffanel, avec la participation de Virginie Mirebeau)

Cette deuxième édition d’un forum de danse s'est appuyée sur l’expérience et le succès du Forum «Danse et Imaginaire» qui s’était tenu à Pau en mai 2002 (voir plus bas). Un collectif d’artistes et d’associations d’Aquitaine s'est mobilisé depuis la fin de l’année 2002 pour mettre en œuvre ce nouveau forum autour de la notion de transmission. Rassemblant 11 chorégraphes professionnels et de nombreuses associations et structures de formation regroupant professionnels et non-professionnels de la danse contemporaine en Aquitaine, des adultes, commes des adolescents ou des enfants, cette manifestation a accueilli également intervenants et conférenciers engagés dans une réflexion sur la danse contemporaine et/ou la transmission dans le domaine artistique et pédagogique. Pour clore le forum, le spectacle «Mémoire Vive 3» consacré à la chorégraphe Karin Waehner, conçu par Fabrice Dugied (Le regard du Cygne - Paris) et réalisé par 9 danseurs et chorégraphes ayant été élèves ou danseurs de cette artiste, a été présenté le 7 avril dans la salle Antoine Vitez - TNBA. (lire à ce sujet l'article de Nicolas Dextreit, modérateur du forum).

La manifestation a investi 4 lieux bordelais engagés dans la création et la diffusion artistique ou dans la formation des danseurs : le TNT Manufacture de Chaussures, le Molière-Scène d’Aquitaine, le CEFEDEM Aquitaine et le Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud.

L’ambition de ce forum était d’une part de permettre une réflexion à partir des restitutions de travaux chorégraphiques, des pièces présentées et des conférences proposées et d’autre part de développer les réseaux de relation, de pérenniser les liens ou d’ouvrir de nouveaux passages entre le monde artistique, le monde de la création et les milieux scolaires, associatifs, éducatifs ou institutionnels, au niveau local comme au niveau régional ou national.

Ce deuxième forum avait également comme projet de s’ouvrir :
- sur le plan géographique en lui donnant une dimension régionale, et inter régionale par la mise en œuvre des interventions pédagogiques (Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Dordogne…)
- sur le plan artistique dans la diversité des chorégraphes intervenants.

6 journées pour croiser des restitutions d’ateliers réalisés en amont par des chorégraphes et des groupes de danseurs non-professionnels, des propositions de courtes pièces chorégraphiques professionnelles, des débats publics éclairés par des interventions d’artistes, de philosophes, sociologues, anthropologues, intellectuels, des conférences, des temps d’ateliers de pratiques de la danse ouverts au public du forum et co-dirigés par des chorégraphes.

En partenariat avec le Centre Chorégraphique National Ballet Biarritz, le CEFEDEM Aquitaine, le Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud, l’IDDAC, le TNT – Manufacture de chaussures (l'Office Artistique de la Région Aquitaine)
Avec l'aide du Conseil Général de Gironde, du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, du Conseil Régional d’Aquitaine, de la DRAC Aquitaine, de la Ville de Bordeaux, de la Ville de Pau.

Un bel hommage pour une pionnière de la danse contemporaine
Article rédigé par Nicolas Dextrait, modérateur du Forum

C’est dans la confortable salle Antoine Vitez TNBA que plus de 500 personnes enthousiasmées ont longuement ovationné les danseurs du spectacle chorégraphique « Mémoire vive 3 / Karin WAEHNER », pièce forte en émotions que Fabrice DUGIED (le Regard du Cygne) a imaginé en hommage à la grande artiste disparue en 1999.
Karin WAEHNER, qui fit connaître en France, sa patrie d’élection, la danse expressionniste allemande et surtout la modern dance inventée aux Etats-Unis, fut l’une des chorégraphes les plus respectées de son temps. Dans la 2ème moitié du XXème siècle, depuis la célèbre Schola Cantorum de Paris, elle s’employa à colporter avec une énergie infatigable et une générosité légendaire la danse contemporaine et l’art de l’improvisation chorégraphique dans les conservatoires, dans les rangs de l’Education nationale, au sein du ministère de la Jeunesse et des sports, ou encore auprès de la Fédération française de danse.
Ce spectacle magnifique, dont le succès mérité montre une fois de plus l’attachement des Bordelais à l’art contemporain, venait clore le 2ème Forum de danse qui a investi plusieurs hauts lieux culturels de la cité du 2 au 7 avril. Un intense programme de rencontres, de conférences, de débats, de projections de films, de spectacles chorégraphiques, a réuni durant la semaine les forces vives de la danse de la région Aquitaine pour étudier les différentes voies d’apprentissage et de transmission en danse contemporaine, avec le concours de très nombreux intervenants parmi lesquels le sociologue Patrick Baudry, l’anthropologue Joëlle Vellet, la comédienne Agnès Coisnay, le directeur du Ballet de Biarritz Thierry Malandain, la directrice de la danse au Conservatoire Jacques Thibaud de Bordeaux Blandine Courel, et bien d’autres. La richesse de cette multitude de témoignages recueillis en direct a souvent mis au premier plan le rôle des procédés d’improvisation pour une transmission artistique réussie. En particulier, les participants ont partagé de nombreuses techniques spécifiques propres à transmettre les ambiances, les émotions, les souvenirs, voire « des gestes de l’âme », un peu à la façon dont opère la célèbre école de l’Actor’s Studio aux Etats-Unis.
Réalisé à l’initiative d’un collectif de chorégraphes et d’associations (dont les Ateliers du Cami Salié et Dansité de Pau, où s’était déroulé la première édition en 2002), cet événement animé et organisé au quotidien par Marion Pouget et Candice Saint-Affrique a reçu les soutiens des ministères de la Culture, de la Jeunesse et des sports et de l’Education nationale, de la Région Aquitaine, des Conseils généraux de la Gironde et des Pyrénées-Atlantiques, des Villes de Bordeaux et de Pau, du Crédit Mutuel du Sud-Ouest, en collaboration avec le TNT Manufacture de chaussures, le CEFEDEM Aquitaine, le Conservatoire Jacques Thibaud dans le cadre de son opération « Regards Croisés », le Molière Scène d’Aquitaine, le TNBA, le Centre Lafaurie Monbadon, le Centre chorégraphique national de Biarritz.
Gageons que cette brillante réussite saura trouver une suite puisqu’elle permet de façon unique aux différents acteurs de la danse dans la région, toutes générations et toutes origines professionnelles confondues, de mieux se connaître et d’enrichir la création chorégraphique pour un public toujours plus nombreux.


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FORUM DANSE ET IMAGINAIRE

Quel est le rôle de l’art et de l’imaginaire dans le développement de la personne ?

En quoi la danse est-elle un moyen d’échange et de transmission
entre les générations, entre enfants, adultes, pédagogues, élus, professionnels de santé… ?

Comment la danse participe-t-elle à une dynamique culturelle dans la cité ?

Quelle est la place des disciplines artistiques dans les différents mondes qui composent notre société : monde scolaire, monde associatif, monde culturel, monde médical… ?

Le projet de ce forum est né de l’articulation entre :
- le travail de création chorégraphique mené par Jean Masse et la Compagnie Epiphane qui a abouti à la réalisation d’une œuvre pour 6 danseurs et un musicien « A table ouverte » présentée au Molière-Scène d’Aquitaine en mai 2001
- et le développement d’actions de sensibilisation à la danse et aux processus de créations auprès des lycéens, collégiens, écoliers sur l’ensemble du territoire aquitain au cours des saisons 2000-2001 et 2001-2002.
Ces actions de sensibilisation se sont appuyées sur les thèmes développés dans la création « A table ouverte » à savoir les mythes, la mythologie ou comment notre imaginaire, notre capacité de création sont imprégnés par les mythes fondateurs de l’humanité.
Dans le prolongement de ces actions et de la création chorégraphique, d’autres actions sont engagées pour permettre à différents partenaires d’aboutir à des réalisations qui seront la base de la réflexion lors du forum. Ainsi, des lycées, des écoles, des associations, des structures hospitalières se sont engagées pour participer à cette dynamique de recherche et de création.

Toute la force de ce projet reposait :
- d’une part sur la mise en œuvre de relations entre le thème traité (danse et imaginaire), les échanges entre matières scolaires et matières artistiques, le passage entre le monde sensible, l’imaginaire et tout ce qui touche au savoir et au rationnel dans l’apprentissage.
- d’autre part sur la mise en relation de l’univers de création d’un artiste et les actions de sensibilisation auprès des différents publics donnant ainsi une réelle cohérence à l’ensemble du projet.

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Liens : Centre Lafaurie / Espace K. Waehner / Les Cahiers de l'Oiseau